Cuba : Des militants menacés de mort

ACTION URGENTE

Le responsable d’une organisation cubaine de défense des droits humains et son épouse, militante également, ont été menacés de mort par des partisans du régime. Juan Carlos González Leiva, président du Conseil des rapporteurs sur les droits humains à Cuba (CRDHC) et son épouse Tania Maceda Guerra ont été menacés de mort pendant et après une manifestation cautionnée par le régime.

Pendant plus de 48 heures, leur domicile, qui est aussi le siège du CRDHC, a été le théâtre d’un « acte de répudiation ». Il s’agissait de les empêcher de quitter la ville de Ciego de Ávila, où ils résident, pour se rendre dans la capitale cubaine, La Havane, afin d’assister à la commémoration du décès de Laura Pollán, ancienne chef de file des Dames en blanc.

Le 12 octobre à 4 heures du matin, Juan Carlos González Leiva se dirigeait vers la gare routière en vue de partir pour La Havane lorsqu’un policier lui a fait rebrousser chemin au motif que son nom figurait sur une liste de personnes qui n’étaient pas autorisées à sortir de Ciego de Ávila. Juan Carlos González Leiva, qui est aveugle, a informé Amnesty International que des partisans du régime accompagnés d’agents de la police nationale révolutionnaire et du Département de la Sûreté de l’État avaient commencé à se rassembler devant chez lui à 8 h 30. Trois autres membres du CRDHC habitant le quartier ont réussi à se retrancher dans la maison mais les cinq personnes concernées ont été contraintes d’y rester jusqu’au 14 octobre à midi.

Le 12 octobre, de la musique s’est fait entendre à plein volume pendant huit heures et la foule a crié des insultes : elle a traité les membres du CRDHC de « rats » et de « vermine ». Un agent des forces de sécurité a menacé d’utiliser du gaz lacrymogène contre ces derniers. Des partisans du régime ont crié : « On va vous tuer, vermine ! » L’un d’entre eux a même pénétré dans la maison et agressé Tania Maceda Guerra. Une heure environ après la fin de l’« acte de répudiation », Juan Carlos González Leiva a quitté son domicile aux côtés de deux autres membres du CRDHC. Deux partisans du régime les ont accostés et ont réitéré les menaces de mort à l’encontre de Juan Carlos González Leiva et de Tania Maceda Guerra.

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