Bosnie : soutenir la loi rétablissant les droits des femmes violées pendant la guerre

Le droit à réparations, inscrit depuis des décennies dans le droit international, ne s’applique pas en Bosnie-Herzégovine où l’on indemnise en priorité les anciens combattants…

C’est pourquoi Amnesty International soutient aujourd’hui la pétition lancée par plusieurs ONG bosniennes qui apportent bénévolement leur soutien à ces femmes, comme Vive Zene, installée dans la ville de Tuzla, où elle prodigue à ces femmes soins médicaux et soins psychologiques gratuits et dispose d’une clinique qui est un havre de paix pour les victimes. Vive Zene les aide aussi à se réintégrer dans leur village quand  elles souhaitent retrouver leurs racines, fut-ce en République serbe de Bosnie (Republika Srpska ou R.S.) où vivaient beaucoup d’entre elles, avant d’être faites prisonnières par les soldats serbes.

Amnesty International intervient depuis plusieurs années auprès du gouvernement central de Bosnie-Herzégovine et notamment auprès du Ministre des droits de l’homme et des réfugiés pour l’adoption d’un projet de loi sur les droits des victimes de torture et des victimes civiles de la guerre. En 2013,  l’Etat central n’a toujours pas adopté ce dernier alors qu’il permettrait aux victimes de violences sexuelles de mieux faire valoir leur droit à des réparations.

En juin 2013, la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Zainab Hawa Bangura s’est rendue en Bosnie-Herzégovine. Il s’agissait de faire une évaluation de la situation générale en ce qui concerne les droits des victimes qui ont été exposées à la violence sexuelle pendant la guerre. A l’issue de sa visite de quatre jours elle a exhorté la Bosnie-Herzégovine à adopter le projet de loi.

Dans ce contexte, Amnesty International, a décidé d’apporter une nouvelle fois son soutien  à l’initiative de ses partenaires en Bosnie-Herzégovine. Avec d’autres associations  Vive Zene a lancé une pétition demandant l’adoption du projet de loi sur les droits des victimes de torture et des victimes civiles de la guerre. Elle est adressée notamment à M.Damir Ljubic, Ministre des droits de l’Homme et des réfugiés, auteur du projet de loi, au sein du gouvernement central de Bosnie-Herzégovine (B-H). La Fédération bosno-croate et la Republika Srpska qui forment la B-H seront également visées.

SIGNEZ LE MESSAGE adressé au Ministre des droits de l'homme et des réfugiés, M.Damir Ljubic.

Tiré de "A quand une loi en faveur des victimes oubliées de la guerre de Bosnie ?" (amnesty.fr)

Inscription au groupe Droits des femmes

...